Pages

Qu'est-ce que la Sounnah?



À
l'origine, le mot arabe sounnah signifie Chemin, direction ou voie. Dans le contexte de l'Islam, le terme désigne les paroles et actes du prophète Mouhammad(1). Ce terme n'est pas le fruit du hasard puisque la voie tracée par le prophète(1) est celle que tout musulman doit suivre, elle est la droite voie! Le prophète Mouhammad (1) est perçu par les musulmans comme le meilleur modèle à suivre afin d'adorer Dieu au mieux. La collecte, la classification, la vérification et la publication de la Sounnah sont de véritables sciences (voir à ce propos le document sur la science du hadith). La sounnah est donc une source indispensable pour qui désire accroître, perfectionner sa foi et obéir à Dieu comme il se doit. Le Coran, livre révélé par Dieu au prophète(1), est la parole de Dieu. Il souligne qu'il n'est pas le seul texte à être issu de Dieu. Le prophète a lui-même des propos et un comportement inspirés par Dieu, comme le souligne ce verset :
Sourate 53, Verset 2 à 4
1. Votre compagnon ne s'est pas égaré et n'a pas été induit en erreur
2. et il ne prononce rien sous l'effet de la passion
3. et ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée.
Sourate 53, Verset 2 à 4

Le Coran et la Sounnah vont ensemble, main dans la main. Le Coran est la parole de Dieu Tout-Puissant, alors que la Sounnah est exprimée au travers des paroles et des actes du prophète Mouhammad(1).
En tant que mode de vie, l'Islam est parfait et complet. Il aborde tous les aspects de la vie. Mais malheureusement, de nos jours, certains musulmans se disant "modernes" ou "libéraux" choisissent de renier la Sounnah, en adaptant l'Islam et en l'interprétant à leur façon afin de satisfaire leurs envies. Le prophète nous en avait déjà parlé, avant que ces gens n'apparaissent.
"Dieu m'a donné le Coran et quelque chose en plus qui lui est similaire. Un jour viendra où un homme s'appuiera sur ces propos : "Suivez uniquement le Coran ; ce que vous y trouverez autorisé, prenez-le comme autorisé, et ce que vous y trouverez interdit, prenez-le comme interdit.". Mais en vérité, ce que le messager de Dieu a interdit, c'est comme si Dieu l'avait interdit".
(Sounnah Abou Daoud)
Pourquoi avons-nous besoin de la Sounnah?
Avant l'arrivée du prophète Mouhammad(1), toutes les nations ont reçu au moins un prophète. Sa mission était d'instruire son peuple sur la manière d'adorer Dieu comme il se doit. Le prophète Mouhammad n'a pas échappé à cette règle. Si le Coran était descendu d'une seule traite sous la forme d'un livre, chaque musulman l'aurait interprété à sa guise. Ainsi, afin d'éviter ce genre de problème et par conséquent notre égarement, Dieu, dans son infinie miséricorde, nous a envoyé un noble messager afin qu'il nous explique les sourates du Coran... Et cette explication se fait dans les faits et gestes de sa vie de tous les jours. Les croyants peuvent ainsi adorer leur créateur de la meilleure manière et le comprendre.
Sourate 16, Verset 44
(Nous les avons envoyés) avec des preuves évidentes et des livres saints. Et vers toi, Nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes aux gens ce qu'on a fait descendre pour eux et afin qu'ils réfléchissent. Sourate 16, Verset 44

En expliquant le Coran avec ses mots, en l'appliquant avec ses actes, le prophète Mouhammad(1) est le meilleur exemple sur la façon de comprendre le livre et de le mettre en pratique. C'est ce que Dieu nous exprime dans ce verset :
Sourate 33, Verset 21
En effet, vous avez dans le messager de Dieu un excellent modèle (à suivre), pour quiconque espère en Dieu et au jour dernier et invoque Dieu fréquemment. Sourate 33, Verset 21

La Sounnah nous informe en détail sur comment mettre en pratique les prescriptions de Dieu décrites dans le Coran : la prière, l'aumône, le jeûne, le droit sur le mariage, l'éducation...
Devons-nous obligatoirement suivre la Sounnah?
Obéir à Dieu ne fait aucun doute dans l'esprit de tout musulman. Ainsi, lorsque Dieu dit :
Sourate 4, Verset 80
Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Dieu. Et quiconque tourne le dos… Nous ne t'avons pas envoyé à eux comme gardien. Sourate 4, Verset 80

Il est clair que celui qui obéit au prophète Mouhammad(1) a donc obéit à Dieu. Le prophète l'avait également souligné (Rapporté par Abou Hurayra) :
"Celui qui m'a obéit a obéit à Dieu et celui qui m'a désobéit a désobéit à Dieu..."
(Al-Boukhari - Volume 9, livre 89, numéro 251).
Suivre la Sounnah est recommandé en Islam et la recommandation est encore plus présente dans ce verset :
Sourate 4, Verset 65
Non !... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement (à ta sentence). Sourate 4, Verset 65

Ainsi que celui-ci :
Sourate 33, Verset 36
Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois que Dieu et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Dieu et à Son messager s'est égaré certes d'un égarement évident. Sourate 33, Verset 36

En tant que musulman, nous savons ainsi que lorsque Dieu ou son messager décrète quelque chose, c'est pour notre bien même si nous n'arrivons pas à le réaliser, surtout dans le contexte actuel où il y a de nombreuses différences entre nos principes et ceux du monde dans lequel nous vivons, plus particulièrement en Occident. Cela dit, nous devons avoir à l'esprit que Mouhammad(1) était un arabe vivant au 7ème siècle de notre ère et qu'en tant qu'être humain, il avait ses propres goûts et préférences. Ces éléments sont à distinguer de la loi islamique. Un exemple est présent dans le récit suivant rapporté par Rafi' ibn Khadij :
Lorsque le prophète arriva à Médine, il trouva ses habitants en train de polliniser les feuilles des dattiers. Lorsqu'il leur demandât la raison pour laquelle ils faisaient cela, ils lui répondirent que c'était une habitude. Les médinois demandèrent au prophète s'ils devaient continuer. Il leur dit "Je ne sais pas". Ils insistèrent alors il leur suggéra que s'ils ne le faisaient pas, ce serait mieux. Ils abandonnèrent ensuite cette habitude mais l'année suivante, leur récolte fut moins importante. Lorsqu'ils en informèrent le prophète(1) de ce fait, il leur répondit : "Je ne suis qu'un être humain. Lorsque je vous donne quelque chose concernant votre religion, alors acceptez-le, mais lorsque je vous donne quelque chose sur Dounya (les choses de ce bas monde), alors je suis simplement un être humain."
(Sahih Mouslim -Livre 29, numéro 5831)
L'Islam est un dîn qui a pour fondement l'unicité de Dieu. C'est la raison pour laquelle le fait que Mouhammad (1) puisse être plus qu'un homme est à rejeter. En tant que messager de Dieu, nous croyons que la Sounnah est infaillible, mais par la même occasion, nous maintenons un équilibre parfait en nous rappelant ce verset du Coran :
Sourate 18, Verset 110
Dis : "Je ne suis en fait un être humain comme vous. Il m'a été révélé que votre Dieu est un Dieu Unique! Quiconque, donc espère rencontrer son seigneur qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur."

Être musulman?


Être musulman c'est, croire en Allah, ses anges et ses livres

Être musulman c'est, croire en ses prophètes, le jour dernier et le destin.

Être musulman c'est, témoigner qu'il n'y a nulle divinité qu' Allah.

Être musulman c'est, témoigner que Muhammad est son messager.

Être musulman c'est, pratiquer la Sâlât (la prière) 5 fois par jour.

Être musulman c'est, jeuner le mois du ramadan chaque année.

Être musulman c'est, faire la Zakat (l'aumône légale) chaque année.

Être musulman c'est, faire le Hajj (le pèlerinage) au moins une fois dans sa vie.

Être musulman c'est, ne pas tuer une vie injustement, ni se suicider.

Être musulman c'est, respecter ta mère, ton père et toute ta famille.

***************************

Être musulman c'est, faire du bien si l'on te fait du mal, sauf si la mort risque de te toucher.

Être musulman c'est, ne pas se droguer, pas d'alcool et ne pas fumer.

Être musulman c'est, ne pas consommer de porc, ni de sang, ni de bête trouvé morte.

Être musulman c'est, ne pas toucher de femme sans être marié.

Être musulman c'est, être fidèle et avoir le meilleur des comportements avec la mariée.

Être musulman c'est, ne pas approcher une femme si t'on frère avait l'intention de l'épouser.

Être musulman c'est, baisser les regards devant les filles et les garçons, pas de regards avec désir.

***************************

Être musulman c'est, ne pas laisser ses enfants sortir la nuit tombée, leur éviter la délinquance.

Être musulman c'est, avoir la science, avoir la connaissance donc ne pas rester dans l'ignorance.

Être musulman c'est, apprendre et transmettre.

Être musulman c'est, se refuser bien sur à tout péché.

Être musulman c'est, interdire le mal et ordonner le bien.

Être musulman c'est, ne jamais râler, ni se plaindre, même si tous les malheurs t'ont atteint.

***************************

Être musulman c'est, avoir un bon comportement avec les gentils juifs et gentils chrétiens.

Être musulman c'est, avoir ce comportement avec tous les humains qui te veulent du bien.

Être musulman c'est, partager son pain avec son frère qui a faim.

Être musulman c'est, ne pas manger seul, partager son repas.

Être musulman c'est, ne pas laisser son voisin mourir de faim.

Être musulman c'est, ne jamais jamais refuser d'aider quelqu'un qui en a besoin.

***************************
Être musulman c'est, ne pas gâcher la nourriture, ne pas la jeter sans raisons et ne pas en abuser.

Être musulman c'est, ne pas critiquer la nourriture, t'aime pas? mange pas et ferme la.

Être musulman c'est, éviter la polémique même quand on a raison.

Être musulman c'est, maîtriser sa colère, car c'est celui qui y arrive qui a la vrai force.

Être musulman c'est, parler avec sagesse, ne pas inviter les gens de force.

***************************

Être musulman c'est, toujours faire attention à ne pas blesser son frère ou sa sœur.

Être musulman c'est, s'arranger si l'on se fait offenser, se battre si l'arrangement est impossible.

Être musulman c'est, secourir tout frère ou soeur en danger, même si l'on ne se connait pas.

Être musulman c'est, donner les biens que l'on aime le plus, c'est à dire sacrifier.

Être musulman c'est, être propre, se purifier si l'on est souillé et sale.

Être musulman c'est, faire confiance à Allah dans tous les soucis, patienter et endurer.

Être musulman c'est, patienter et endurer, n'oublier pas que la douleur expie les péchés.

Être musulman c'est, ne pas dire de grossièreté.

***************************
Être musulman c'est, ne pas provoquer, ne pas lancer les rumeurs.

Être musulman c'est, ne pas parler sur les gens, l'intention n'est peut-être pas mauvaise, mais la
parole blessante.

Être musulman c'est, Faire le bien, éviter le mal, et croire en Allah.

Alors maintenant, que reprochez-vous donc à cette religion tolérante qu'est l'Islam?

La police surveille les musumans de France..

la surveillance des musulmans en France!!

Selon le discours politique et médiatique dominant, le « communautarisme musulman » serait une réalité dangereuse, produit de l’activisme d’organisations et de prédicateurs islamiques, voire de groupes fondamentalistes et radicaux, qui viseraient à « islamiser » la République en sapant son fondement premier, la laïcité.

Et si ce « communautarisme musulman » était moins le produit d’un supposé activisme islamique que celui des responsables politiques français ? L’islam est la confession où les pouvoirs publics se permettent le plus d’ingérences. La récente réorganisation des services français de renseignement offre une nouvelle illustration de la thèse de Vincent Geisser et Aziz Zemouri : pour ceux qui nous gouvernent, les Français musulmans ne sont toujours pas des Français comme les autres.

Les services français de renseignement ont subi récemment une profonde réorganisation imaginée par Nicolas Sarkozy, qui en a confié la mise en œuvre à la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie.

La DST (contre-espionnage) et les RG (Renseignements généraux) ont été supprimés et, depuis le 1er juillet 2008, ils sont remplacés par la Direction centrale du renseignement intérieur (Dcri), et, dans chaque département, par le Service départemental d’information générale (Sdig) rattaché à la Direction départementale de la sécurité publique (Ddsp) .

Chaque Sdig a pour mission d’assurer « l’information du représentant de l’État et du gouvernement » dans le département (comptage des manifestants, violences urbaines, conflits sociaux... ). La Dcri, forte de 4 000 fonctionnaires couverts par le « secret défense », a « compétence pour lutter contre toutes les activités susceptibles de constituer une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » (terrorisme, mouvements subversifs violents, ingérences étrangères, intelligence économique... ) . Les Sdig héritent d’une partie des missions qui étaient dévolues aux RG, tandis que la Dcri est une version renforcée de la DST.

La “veille” de l’islam est partagée entre les deux services. “L’islam traditionnel”, comme les autres religions, reste du domaine des Sdig au sein de la sécurité publique. Mais “l’islam radical” est du ressort de la Dcri qui « pourra, quand elle l’estime nécessaire, et sans prévenir, intervenir dans tous les domaines » . Elle pourra donc « surveiller, infiltrer, interroger des musulmans ou des organisations ou des mosquées dont la pratique pourrait lui déplaire »

A l’époque où il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy avait promu cette conception sécuritaire conduisant à une surveillance permanente de certains acteurs musulmans. Il y est revenu dans son programme de candidat à la présidence de la République : après avoir affirmé que « la religion est évidemment d’abord une affaire privée », il avait proposé un financement public du culte musulman car laisser l’islam vivre sa vie, « ce n’est satisfaisant ni pour le culte, ni pour l’ordre public »

L’ordre public !

Voilà rappelé, au nom de la guerre à “l’islamisme radical”, qu’un musulman est d’abord un suspect, un terroriste en puissance.

« Au fond, la République ne parvient jamais à aborder l’islam sans l’entourer d’un “ cordon sanitaire laïque ”, ni les musulmans autrement qu’en leur demandant d’abjurer ce qu’ils sont »

Les politiques français face à la “question musulmane”

« En faisant autant de cas de l’islam, en lui donnant autant d’importance, tout en mettant des obstacles à l’émergence d’une formation de théologie française de l’islam, la France fabrique littéralement du communautarisme par le sommet. Il faut rapidement remettre la religion à sa place pour enfin s’attaquer aux véritables sujets qui minent la société française. »

« Exclus de l’universalisme quand il fallait assoir notre domination, les musulmans sont cette fois sommés de s’y soumettre, de manière à garder la seule posture respectable pour eux, le silence et la soumission. La France reste engoncée dans la matrice coloniale et reproduit inlassablement les mêmes erreurs que par le passé. »

La dénonciation du « communautarisme », supposé sévir particulièrement dans les cités des banlieues, est devenue depuis les années 1990 un leitmotiv du discours politique en France, suscitant une forme de course à la « pureté laïque ». Chaque responsable politique cherche à apparaitre comme le meilleur défenseur du « modèle républicain » : de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, en passant par le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, l’UDF et le Front national, sans oublier certaines composantes de l’extrême gauche, l’image terrifiante du « communautarisme musulman » hante les stratégies politiques et électorales, comme si la capacité d’un élu ou d’un candidat à exercer le pouvoir se jugeait à son aptitude à énoncer un diagnostic catastrophique sur la société française, sans forcément d’ailleurs y apporter de solutions concrètes.

Qu’il s’agisse d’un rapport des Renseignements généraux évoquant la nécessité de promouvoir un « islam républicain » pour contenir les dérives de l’« islam radical » , du leader du premier parti de France (l’UMP) appelant la jeunesse française à lutter contre le « communautarisme » et la « loi des tribus » , de la candidate socialiste à la présidence de la République qui associe le foulard islamique à l’excision, la mutilation et la violence masculine contre les femmes , ou encore du maire d’une grande agglomération de l’Est de la France souhaitant résoudre le problème de la délinquance dans sa ville grâce à une collaboration plus active des associations musulmanes locales , toutes ces prises de position soulignent la profonde ambivalence du traitement républicain de l’islam et des musulmans. Car si le « communautarisme musulman » est régulièrement dénoncé comme le symptôme d’un dysfonctionnement social majeur (la fameuse « crise des banlieues »), il est aussi très largement créé, sinon encouragé, par ceux-là mêmes qui le pointent du doigt.

C’est la thèse centrale de cet ouvrage : le communautarisme musulman est moins le produit des activités ordinaires des individus, groupes et organisations dit « islamiques », que celui d’un mode de gouvernance politique plongeant ses racines dans une longue histoire. Une gouvernance qui s’est progressivement imposée comme une figure incontournable de la rhétorique, des pratiques et des mœurs politiques françaises. D’où toute l’ambiguïté de formules politiques telles que l’« islam français » ou l’« islam républicain », qui expriment cette tentation paradoxale des responsables politiques de conduire progressivement les musulmans de France aux lumières de la laïcité et de la raison républicaine, tout en les maintenant dans leur spécificité islamique.